instagram
facebook




“LA PRAIRIE”
MARS 2017, BOBIGNY 93,

MISSION : Aménagement d’un espace détente, signalétique, et identité visuelle.
COMMANDITAIRE : La Sauge
PARTENAIRES : Comp’Oz, Sans plus attendre
DURÉE DU CHANTIER : 10 jours
ENCORE MERCI : Tous ceux qui se sont impliqués pendant ces ateliers ! Florence, Arthur, Fabien, Vincent, Julia...
CRÉDIT PHOTO : Bruno Houssier, Muriel Gandois

www.canalprairie.fr
www.facebook.com/laprairieducanal

   


  
    Sur une ancienne parcelle ouvrière de Bobigny, restée en friche pendant plusieurs années, s’est installée la prairie du Canal, une ferme écologique et éphémère, initiée par l’association la Sauge. La dalle de béton brute s’est peu à peu animée à l’arrivée du printemps, pour devenir un laboratoire d’agriculture urbaine. Jardins en paille, houblonnière et potagers ont émergés pour permettre la pratique d’une activité agricole au plus grand nombre, en ville.

Nous sommes intervenues sur ce site pour concevoir et réaliser une série de petits aménagements, et définir l’identité visuelle du projet. À partir de mars, la friche ouvre ses portes aux habitants, et au quartier. Dans ce contexte, nous avons organisé une journée de petites concertations sous forme de jeu. A chaque dé lancé, une question posée dans le but de préfigurer les usages de demain.  
Un kit graphique permet aux passants de répondre de manière illustrée et de venir agrémenter de grands totems, symboles de leurs idées.
Leur volonté au-delà du potager : créer des espaces de lecture, de rencontre et de partage pour faire de cette friche un lieu de vie.

Pour répondre à ces envies, nous avons installé des pôles de détente situés entre le bar et la scène. Créés à partir de filets de pêche récupérés, deux grands hamacs appellent à la détente, tandis que le tuyau d’arrosage est détourné en transats de fortune et typographie signalétique.

   L’identité graphique découle de cette envie de renouveau, de liberté et d’appropriation. Inspirée du tract elle est pensée dans une économie de moyen, et dotée d’un jeu de gommettes et de scotch. C’est par l’appropriation, le collage, le temps qui passe et les intempéries que vit cet affichage. À l’image du lieu en effervescence, l’identité évolutive devient vivante et nous échappe.